Lectures du mois

Musique de chambre

Toi, ma viole de gambe,

Nichée contre mes jambes

J aime quand mon archet

frôle le velouté

de tes cordes tendues

vers l accord absolu.

..

J aime aussi, l émotion

De ma respiration

S affolant crescendo,

Lorsque contre ton dos,

Je sens vibrer ton corps

Au bonheur des accords.

..

Enfin tous ces moments,

Ou les gémissements

De tes cordes pincées

Par mes doigts appliqués

Finissent par mourir

Dans un dernier soupir.

Guy Meunier « le fond de l air effraie »

ed Lavillatte (maria.berard@outlook.fr)

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Insoumise espérance

je suis le clown rêveur.

de mes yeux on ne voit que du bleu.

De mon cœur seulement du bonheur.

Et de ma bouche

sortent des rimes sonores

jamais tristes et toujours très désordre.

..

Des brins de vie,

s éparpillent,magiques,

font des jours de sourire

et des joues toutes roses.

..

Il a planté des fleurs pour remplir tout mon cœur.

Il a suspendu au ciel,très haut, mon unique soleil.

Mon clown rêveur me donne tous les jours des roses,

et des sourires qui marquent mes joues.

..

Sa marginalité se fout de la démence.

sa marginalité se fout de la folie.

..

il vit pour faire l amour

Oubli de la violence.

Ingrid Ley recueil « Dove » ed voix tissées.

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F. Duriez , inédit

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Des mots coquilles

Cette nuit j ai rencontré

des mots vides

leur sens

s est rependu au sol

il ne reste que des coquilles.

Des gens aiment

les coquilles bruyantes

des mots cassées

vociférés

qui cognent

sens dessus dessous.

..

Cette nuit les mots décents m ont distancé

comme les enfants je vais rire

de leurs son répétés

de la forme de leurs lettres

a l envers a l endroit

comme un nageur une arbalète

..

remplir les mots dés-habités.

F Duriez , inédit

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Cœur de galaxie

Il faut fuir la réalité

le monde du rationalisme

l engrenage du trompe l œil

la servitude du robot esclave

le commandement de l androïde-voyou,

la gifle du Moloch.

Il faut fuir ce qui semble possible de fuir,

le méandre de soi-même,

le labyrinthe de l ego

l apprêt de la condescendance,

mais toujours m accaparent

la fable du rêve et l illusion de la féerie

pour me rapprocher du cœur

de la galaxie qui m habille

et qui m abrite.

H. Dalbis « Marche occitane »

en cours d édition

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Et quelques autres