Demain, dès l aube , a l heure ou blanchit la campagne
Je partirai.Vois tu, je sais que tu m attends.
J irai par la foret, j irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
..
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées.
Sans rien voir au dehors, sans attendre aucun bruit,
seul, inconnu, le dos courbé,les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
..
Je ne regarderai ni l or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
V. HUGO extrait des Contemplations
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Martine Magyar
extrait de la revue Portulan bleu ed « voix tissées »
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Extrait de l été de Vivaldi par Ph Hiberty
L’Été
Théodore de Banville
Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.
Il brûle tout, hommes et choses,
Dans sa placide cruauté.
Il met le désir effronté
Sur les jeunes lèvres décloses ;
Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.
Roi superbe, il plane irrité
Dans des splendeurs d’apothéoses
Sur les horizons grandioses ;
Fauve dans la blanche clarté,
Il brille, le sauvage Été.
Théodore de Banville (1823-1891)
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Temps de saison
Aux jours d été sur son grand reposoir
Dame nature se consume jusqu’au soir
L air douillet du matin comme un couffin
enveloppe les corps dans son bain
la lumière chaude inonde l espace
Et d une douce langueur nous délasse
Le brûlant midi pose son silence incandescent
Les couleurs s’évaporent dans un blanc vibrant
Alors la vie assoupie attend le frais du soir
Du soleil un écarlate et brillant au revoir
D une nuit bleue son grand reposoir
PP1
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Et quelques autres